Edward Bernays, neveu de Freud, influencé par les théories de Le Bon et de Trotter sur le fonctionnement des foules, est considéré comme le père de la propagande. Assez peu connu, il a pourtant joué un rôle majeur dans l’évolution des techniques de propagande et de marketing (qui ne portait pas encore ce nom à l’époque). A une époque où l’on ne cesse de pousser les psychologues, chômage oblige, à travailler dans les services de “ressources humaines”, il est toujours intéressant de revenir sur le parcours d’un homme qui fut un des premiers à rapprocher la psychologie et les intérêts privés.La vidéo ci-dessous est extraite d’une conférence sur l’hypnose (la vidéo complète “The century of the siecle est disponible à l’adresse suivante: http://www.321hypno.com/spip.php?rubrique15 ). Vous verrez, le chercheur canadien qui expose la vie de Bernays ne fait pas dans la dentelle (il a même un peu trop tendance à voir dans les choix d’individus les causes d’évolutions historiques au long cours). Mais comme il a un accent québécois et que ce qu’il dit est vraiment intéressant, on lui en veut pas.
3 réponses jusqu'à présent ↓
Edouard Bernays maître en propagande de Goebbels ? « La fin de Sion (est proche) // mars 7, 2008 à 5:12
[...] Edouard Bernays maître en propagande de Goebbels ? Contrairement à une idée très répandue, Paul Joseph Goebbels avait des maîtres en propagande, et n’a fait qu’appliquer leurs leçons… Suivez le lien, vers un excellent article avec conférence vidéo sur un sujet très actuel… (Lien) [...]
Guillaume Lamy // avril 22, 2008 à 12:36
Bonjour,
très intéressant.
À ce sujet, une entrevue avec Normand Bailargeon est disponible à cette adresse:
http://www.publications-universitaires.qc.ca/?p=43
Dans cette entrevue M. Baillargeon élabore à propos du contexte d’apparition du livre Propaganda (écrit par Bernays et 1928) et sur ce qu’on peut y trouver.
Normand Baillargeon a signé la préface de la première traduction française de ce livre écrit en 1928.
Salutations,
GL
Bernard Stiegler, intervention du 8 septembre 2009 | bertrandkeller // septembre 9, 2009 à 8:32
[...] Bernard Stiegler semble vouloir dire que la société est fatiguée, usée par la société de consommation, la sociéte de la distraction. Elle désire reprendre le pouvoir de création (savoir faire) que le marketing s’est évertué à détruire pour maintenir ses profits. Lire Edward Bernays, neveu de Freud et père de la propagande. [...]