L’étude des phobies: le cas du petit Albert.


Le cas du petit Albert, réalisé en 1920 et présenté dans la vidéo ci-dessous, représente un des travaux les plus célèbres de Watson (mais également un des plus critiqué, vous comprendrez vite pourquoi). Le but de cette expérience était d’appliquer les récentes découvertes sur le conditionnement classique à l’étude de la peur chez un enfant de 11mois.

 

1. Dans un premier temps, Watson présente à l’enfant une souris et constate que l’enfant n’en a pas peur. La souris constitue alors un stimulus neutre (SN).

SN (souris)–> RN (pas de pleurs)

2. Ensuite, le chercheur associe le stimulus neutre (la souris) à un bruit violent : le stimulus inconditionnel (SI) qui suscite une réaction de peur (Réponse Inconditionnelle) chez l’enfant.

SN (souris) + SI (bruit) –> RI (l’enfant pleure)

3. Watson répète cette opération plusieurs fois, jusqu’à ce que le stimulus neutre (appelé à présent stimulus conditionnel) entraine une réponse conditionnelle. En d’autres termes, l’enfant, qui a associé la souris et le bruit qui lui fait peur, pleure dès qu’il voit une souris. Cette peur va peu à peu se généraliser à l’ensemble des animaux.

SC (souris) –> RC (l’enfant pleure)

 

Watson voit dans cette expérience un moyen d’expliquer la naissance des phobies. En effet, à partir d’une expérience traumatique associant un stimulus neutre à un stimulus angoissant, le sujet va associer ce stimulus à la peur et développer une phobie. Par la suite, la phobie va se généraliser à l’ensemble des stimuli qui ressemblent au stimulus d’origine (il aura peur des souris puis de tous les animaux).

A cette première partie de l’expérience, Watson voulait en faire succéder une seconde qui avait pour but de désensibiliser l’enfant de sa peur des animaux. Le problème est que la mère de l’enfant, constatant que son fils était devenu complètement phobique des animaux, décida d’arrêter cette expérience à l’éthique pour le moins questionnable, surtout pour le spectateur moderne.

 

 

Retour au dossier sur le comportementalisme.

6 réponses à “L’étude des phobies: le cas du petit Albert.

  1. zuili nadine

    la désensibilisation du « petit Albert » n’a pu avoir lieu, mais a-t-on écrit sur la manière de débarrasser d’une phobie, en effet conditionnée, chez un adulte ?
    N. Zuili

  2. zuili nadine

    Je cherche les travaux qui indiquent comment soigner une phobie (conditionnée) :
    – psychanalyse ?
    – hypnose ?
    – autre approche ?
    N. Zuili 040409

  3. il y a beaucoup de choses en langue anglaise. En français, je ne sais pas trop. Les approches cognitivo-behavioriste sont très efficaces.

  4. Bonjours Zuili nadine je suis fac de psychologie, et si tu veut j’ai récemment étudié les traveaux de « Marie Cover Jones » qui a travaillé sur le moyen de remédier à une phobie, or, je tiens à te mettre en garde, ce ne sont que des expérimentations faites en laboratoire, donc ne compte pas dessus pour faire disparaitre une de tes propres phobie ; ca ne reste que de la théorie…Si tu veut des précisions ou simplement parler d’autres faits psychologiques en rapport avec le conditionnement n’hésite pas et puis ça me fera un bonne exercice de révision^^

  5. plusieurs années plus tard, le petit albert a été « déprogrammé » grace à la désensibilisation systématique. associer des techniques de relaxation à l’agent anxiogène, il faut procéder par étape.

  6. Ou avez vous trouvé votre information pour ce qui est de la déprogramation du petit albert ?? Jai fait le tour d’internet sans rien trouver!

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